Dans une interview accordée à « Bild » et « The Times » peu de temps avant son investiture, le nouveau président donne son point de vue sur les affaires européennes. Sans langue de bois – comme à son habitude -, il décrit une Europe dont l’existence empêcherait les individus et les pays de vivre leur identité. Pour cette raison, l’Union Européenne (UE) est selon lui vouée à la désintégration.

Il reconnaît en revanche la réussite de l’Allemagne. Mais à privilégier un partenaire économique, il opterait davantage pour le Royaume-Uni qu’il appelle d’ailleurs à la négociation prochaine d’accords commerciaux. Coïncidence : cette proposition intervenait deux jours avant l’annonce par Theresa May d’un « Brexit dur », c’est-à-dire d’une sortie pure et simple de l’UE.

Si D. Trump a aujourd’hui un regard hostile sur le vieux continent, se pourrait-il que le futur voie naitre une coopération entre les deux entités ? Pensons notamment à la France, que D. Trump a tout au long de sa campagne critiquée (« French bashing ») : que seront après les élections présidentielles de 2017 les relations entre les deux pays ?

Autant de questions auxquelles seul l’avenir pourra répondre. D. Trump doit en effet s’acclimater à l’exercice de la prérogative publique. Face à cette figure du monde affaires et des entreprises privées, il est difficile de prévoir la tournure des événements – d’autant que le président des Etats-Unis doit gouverner avec le Sénat.

Sources :

https://fr.news.yahoo.com/l-ue-d%C3%A9termin%C3%A9e-%C3%A0-appliquer-l-accord-sur-095605959.html

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/16/trump-s-adresse-aux-europeens-dans-un-entretien-iconoclaste-a-bild-et-the-times_5063164_3222.html