Le 18 novembre 2024, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont réunis à Bruxelles pour discuter de la situation au Moyen-Orient et des relations diplomatiques de l'UE avec Israël. Lors de cette réunion, le Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a proposé de suspendre le dialogue politique avec Israël en réponse aux accusations de violations des droits de l'homme pendant la guerre à Gaza. Cependant, cette proposition n'a pas reçu l'unanimité requise au sein du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE. À l'inverse, plusieurs ministres, dont Caspar Veldkamp, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, ont fermement rejeté cette idée, soulignant la nécessité de maintenir les relations diplomatiques avec Israël. Cette divergence met en lumière non seulement les divisions internes de l’UE, mais aussi la complexité des enjeux géopolitiques auxquels l'Europe est confrontée dans la gestion de ses relations avec Israël et les pays voisins.
La PAC un échec pour l’écologie ?
Le 23 novembre 2021 le Parlement européen vote après trois ans d’intense réflexion le cadre de la nouvelle politique agricole commune (PAC). La PAC qui vise à développer et soutenir les agricultures des États membres de l'Union européenne, est un levier économique et politique puissant. Elle représente plus de 1/3 du budget total de l’Union Européenne. Cependant le vote de cette nouvelle politique agricole commune rencontre de nombreuses protestations. Certains la juge trop laxiste face aux enjeux environnementaux et peu en accord avec le « Pacte Vert » d' Ursula Von Der Leyen, la présidente de la Commission européenne. C’est le cas du Groupe des Verts/ALE, de la gauche radicale ainsi qu’une partie de l’alliance progressiste des socialistes et démocrates du Parlement européen, qui dénoncent cette nouvelle politique.
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Interruption des accords du GME : la presse au service des intérêts nationaux
Depuis le 31 Octobre 2021, l’interruption du Gazoduc Maghreb-Europe par l’Algérie après 25 ans d’accord avec le Maroc, l’Espagne et le Portugal crée la zizanie. Selon la loi de l’offre et de la demande, cette interruption aura de lourdes conséquences sur les factures d’électricité des citoyens espagnols et portugais. L’heure est à l’inquiétude car si les prix sont trop élevés, le mécontentement risque de se transformer en instabilité sociale et politique. Cependant, la rupture des accords n’est pas si évidente. Chaque parti y va de ses arguments pour défendre ses propres intérêts et s’accompagne de sa presse nationale pour l’aider.